HyperSensibilitéElectroMagnétique

Les symptômes peuvent paraitre comme étant d’origine psychique. Cependant, de plus en plus de personnes présentent ces mêmes symptômes à proximité de téléphones mobiles et téléphones sans fils,  appareils « écoute-bébé », ordinateurs, imprimantes,  antennes de téléphonie mobile, wifi, bluetooth, courant porteur en lignes (CPL) sur câbles non blindés, ampoules fluocompactes (AFC), objets connectés, …

Les ondes électromagnétiques émises par ces différentes technologies sont invisibles, inodores, inaudibles et impalpables? Cependant, elles peuvent être sources de nuisances avec un impact sur « le vivant », tant sur les végétaux, les animaux que les êtres humains.

Les champs électriques et magnétiques artificiels de notre environnement moderne peuvent devenir des sources de pollution et engendrer des réactions d’intolérance. Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre et apparaître alors même que les mesures de champs électriques et magnétiques sont « dans les normes » (normes qui varient d’un pays à l’autre, voire d’une métropole à l’autre). 

Nous sommes tous sensibles à l’électricité, donc « électro-sensibles », et nous sommes tous susceptibles de présenter un jour une « EHS » (Electro-Hyper-Sensibilité) ou plus précisément une  « HSEM » (Hyper-Sensibilité-Electro-Magnétique) en fonction du ou des types d’exposition aux Champs ElectroMagnétiques et du dépassement ou non de notre seuil de tolérance physiologique.

Ceci n’est pas reconnu par la médecine conventionnelle officielle, même si l’OMS mentionne depuis 2005 cette notion de « HSEM ».

En France, l’Académie Nationale de Médecine mentionne en 2009 que « réduire l’exposition aux ondes des antennes-relais n’est pas justifié scientifiquement », en 2012 que « en ce qui concerne la prise en charge des personnes électrohypersensibles, aucune thérapeutique standardisée n’a été validée », puis en 2015 que « en ce qui concerne l’électrosensibilité, une indemnisation ne constitue pas une preuve scientifique ».
 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

« L’HyperSensibilitéElectroMagnétique (HSEM) est caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d'un individu à l'autre. Ces symptômes ont une réalité certaine et peuvent être de gravité très variable. Quelle qu'en soit la cause, L’HyperSensibilitéElectroMagnétique peut être un problème handicapant pour l'individu touché. Il n'existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de l’HyperSensibilitéElectroMagnétique à une exposition aux CEM (Champs ElectroMagnétiques). En outre, l’HyperSensibilitéElectroMagnétique ne constitue pas un diagnostic médical. Il n'est pas non plus évident qu'elle corresponde à un problème médical unique.

A l'intention des médecins: le traitement des individus touchés doit se concentrer sur les symptômes sanitaires et sur le tableau clinique et non sur le ressenti de la personne quant à la nécessité de réduire ou d'éliminer les CEM à son poste de travail ou à son domicile. 

Ce traitement nécessite :

* une évaluation médicale visant à identifier et à traiter toute pathologie spécifique pouvant être responsable de ces symptômes,

* une évaluation psychologique destinée à identifier d'autres pathologies psychiatriques ou psychologiques pouvant être responsables de ces symptômes,

* une évaluation des facteurs intervenant au poste de travail ou au domicile, susceptibles de contribuer à la manifestation des symptômes présentés. Il peut s'agir notamment de la pollution de l'air des locaux, d'un bruit excessif, d'un mauvais éclairage (lumière papillotante) ou de facteurs ergonomiques. Une réduction du stress ou d'autres améliorations des conditions de travail peuvent s'avérer appropriées.

Dans le cas des individus se plaignant de HSEM et présentant des symptômes durables et un handicap important, le traitement doit viser principalement la réduction des symptômes et des handicaps fonctionnels. Cette opération doit s'effectuer en collaboration étroite avec un médecin spécialiste qualifié (en vue de prendre en charge les aspects médicaux et psychologiques de ces symptômes) et avec un hygiéniste (en vue d'identifier, si nécessaire, les facteurs témoins présents dans l'environnement, dont on sait qu'ils ont des effets sanitaires préjudiciables pouvant toucher le patient).

Le traitement doit avoir pour objectif de mettre en place une relation médecin/patient efficace, d'aider au développement de stratégies permettant de faire face à la situation et d'encourager les patients à retourner au travail et à mener une vie sociale normale.

A l'intention des individus se plaignant d'une HSEM: en plus du traitement administré par des professionnels, les groupes d'auto-assistance peuvent apporter une aide utile à l'individu se plaignant d'une HSEM.

A l'intention des gouvernements: les gouvernements doivent fournir aux individus se plaignant d'une HSEM, aux professionnels de la santé et aux employeurs des informations bien ciblées et pesées sur les dangers sanitaires potentiels des CEM. Ces informations doivent inclure une déclaration claire spécifiant qu'il n'existe actuellement aucune base scientifique permettant d'établir une relation entre HSEM et exposition aux CEM.

A l'intention des chercheurs: des études laissent à penser que certaines réactions physiologiques des individus se plaignant de HSEM auraient tendance à se situer en dehors des valeurs normales. Il convient notamment, dans le cadre des enquêtes cliniques, de rechercher une hyperactivité du système nerveux central et un déséquilibre du système neurovégétatif et d'utiliser les résultats individuels comme élément d'orientation en vue d'un traitement éventuel.

A travers son projet international EMF (ElectroMagnetic Fields ou Champs ElectroMagnétiques), l'OMS s'attache à identifier les besoins en matière de recherche et à coordonner un programme mondial d'études sur les CEM visant à mieux comprendre l'ensemble des risques sanitaires associés à une exposition aux CEM. L'accent est mis en particulier sur les conséquences sanitaires potentielles d'une exposition aux CEM de bas niveau. » - http://www.who.int/peh-emf/publications/facts/fs296_fr/en/ 

Selon l'Académie Nationale de Médecine

« Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques cent à cent mille fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à un volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant trente secondes.

— On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d’énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé.

— À ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n’a été identifié. C’est pourquoi la quasi-totalité des études sur l’électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.

— L’angoisse ou la phobie en présence d’émetteurs de champs électromagnétiques peuvent être réelles et justifier une prise en charge adaptée. Mais l’Académie déplore que ces troubles, pouvant entraîner de graves handicaps sociaux, soient utilisés à des fins contestables » - http://www.academie-medecine.fr/les-risques-des-antennes-de-telephonie-mobile-2/

« Au vu de l’analyse détaillée et critique des travaux effectuée par le groupe de travail, et compte tenu par ailleurs de l’état antérieur des connaissances, aucune preuve convaincante d’un effet biologique particulier des radiofréquences n’est apportée pour des niveaux d’exposition non thermiques, dans les conditions expérimentales testées - http://www.academie-medecine.fr/reduire-lexposition-aux-ondes-des-antennes-relais-nest-pas-justifie-scientifiquement/

Dans une attitude d’écoute, et après avoir écarté une étiologie organique, le médecin cherchera, avec le patient, des solutions aux problèmes de santé rencontrés. Comme pour tout trouble chronique invalidant, une prise en charge psychothérapeutique sera proposée. la prise en charge médicale est symptomatique et individualisée. Le suivi des symptômes est prévu pendant au moins 14 mois. La participation à cette recherche est entièrement libre, volontaire et gratuite - http://www.academie-medecine.fr/a-propos-de-la-prise-en-charge-des-personnes-electrohypersensibles/ 

« Sans mettre en cause la réalité des troubles ressentis par les personnes qui se disent électrosensibles et la nécessité de les prendre en charge médicalement et socialement (24 consultations spécialisées ont été créées en milieu spécialisé en France), l’existence d’un lien entre les troubles évoqués par ces personnes et une exposition aux champs électromagnétiques n’a jamais été scientifiquement démontrée. » - http://www.academie-medecine.fr/electrosensibilite-une-indemnisation-ne-constitue-pas-une-preuve-scientifique/

HSEM, une Réalité ?

Concrètement, de plus en plus d’individus évoquent des symptômes multiples « inexpliqués », sans étiologie retrouvée selon les données actuellement officiellement validées de la science. Personne ne peut remettre en cause leur ressenti, même si les examens complémentaires réalisés ne mettent pas d’anomalie en évidence (tant qu’un stade « lésionnel » n’est pas atteint, le ou les dysfonctionnements physiologique restent au stade « fonctionnel »). 

Les symptômes apparaissent dès que le seuil de tolérance individuel est dépassé, de manière aiguë ou de manière chronique, plus insidieuse à des facteurs environnementaux tels que des Champs Electro Magnétiques. Ils peuvent correspondre à des troubles du sommeil récurrents, des douleurs « en étau » ou de type « écrasement » au niveau de la tête, du cou,  de la poitrine, un ressenti de picotement ou brûlure à l’intérieur du corps, une sensation d’irradiation, d’étouffement, de décharges électriques, des troubles cardiaques (oppression, tachycardie, arythmie, palpitations…), des troubles de l’humeur, de la mémoire et de la concentration, des signes cutanés, des troubles visuels, des vertiges voire une perte de connaissance, un ressenti de grande lassitude, fatigue intense, …

Lorsque les ressources physiologiques sont épuisées, la personne est en situation de « stress dépassé »  qui aboutit à un syndrome de type « burn out » avec à la fois un impact physique,  biologique, psycho-émotionnel et mental et un effondrement de la "Vitalité" de l'individu (la notion "d'Energie Vitale" n'est pas encore intégrée en Médecine Conventionnelle Officielle en France alors que par ex. la caméra électro-photonique mise au point en Russie par le Pr Korotkov permet de la "mesurer" par l'enregistrement de "l'effet Kirlian").

Il n’est pas rare que les personnes concernées aient des antécédents de spasmophilie, d’allergie, de sensibilité aux odeurs chimiques, de sensibilité chimique multiple, … et aussi d’hypersensibilité relationnelle, émotionnelle.

En cas de diagnostic de Fibromyalgie, Syndrome de Fatigue Chronique, ... un des facteurs impliqués dans le processus de survenue et/ou d'intensification des symptômes peut être en lien avec l'expositions aux Champs ElectroMagnétiques.

 

Date de dernière mise à jour : 11/03/2018